Author: fabienma

Les Petits Ours Bleus 3: Potluck, Repas Final :'(

Pour notre troisième repas, notre classe a décidé de faire un « potluck » à la française.  Pour eux entre vous qui ne le connaissez pas, un « potluck » est une tradition américaine où chaque invité apporte son propre plat, et tout le monde mange un peu de tous. Le thème pour ce potluck était les plats français avec des ingrédients locaux de Rhode Island.

Les petits ours bleus ont décidé d’apporter deux plats : une tarte aux pommes brûlée avec de la pâte feuilletée (l’idée c’était une tarte brûlée mais à la fin on n’y est pas arrivé L), et, comme les petits ours adorent les grands défis, et le Nouvel Angleterre est connu pour ses fruits de mer, nous avons décidé de faire une bouillabaisse avec des poissons locaux.

Comme d’habitude, je me suis occupé de la bouillabaisse et pas du tout le dessert. La veille du potluck, Nari et moi sommes allés à Stop & Shop pour acheter des légumes pour la soupe, et Annie, très gentiment, nous a emmené du safran (!!) en filaments et du poisson frais entier qu’elle a acheté chez le poissonnier l’avant-veille.  La liste de poisson (formidable) que nous avions :

  • un petit merlu
  • un petit merlan
  • un black seabass
  • un butterfish
  • un maquereau
  • un gros tautog
  • 2 encornets
  • 2 crabes
IMG_5816.JPG

Toute nos fruits de mer!

La recette que nous avons suivie (plutôt utilisé comme référence) est celle-ci.

 

À environ 16h30, nous avons commencé la bouillabaisse.  Nari s’est occupée du coupage des légumes (elle a dû concasser les tomates, couper les oignons et le fenouil en mirepoix, écraser deux têtes d’ail, etc.) et moi, je me suis occupé de la préparation des poissons.

J’ai rapidement appris que la préparation des poissons est très difficile sans les outils bien adaptés.

On n’avait que des ciseaux qui ne coupaient pas très bien (même après avoir l’affûter), et deux couteaux de chef, l’un qui ne coupe pas bien du tout, et l’autre qui coupe très bien.  On n’avait ni couteau à filet (qui a une lame très souple pour couper autour les os), ni écailleur, ni pincée (pour enlever les petits os des filets de poisson s’il y en a) … mais, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !

IMG_5818

Au début des préparations…

Au début, c’était très difficile de les préparer car ça fait presque 3 ans que je n’ai pas eu besoin de faire la préparation d’un poisson, et même pas 6, car on peut souvent demander au poissonnier d’écailler et vider les poissons (et en plus je ne les cuisine pas très souvent).  Mais petit à petit j’ai retrouvé un peu la technique… jusqu’au gros tautog.

Le tautog était couvert d’une épaisse couche de substance gluante qui ne me permettait pas le bien tenir du tout.  Avec une grosse quantité d’essuie-tout et une dizaine de minutes, je suis enfin arrivé à l’écailler et le vider, et d’en enlever la tête et la queue.

Nous avons mis tous les têtes et queues de poisson dans la grande marmite (que Annie nous a prêtée) avec de l’huile d’olive et tous les légumes.  Nous avons également coupé les crabes en quarts (ils étaient encore vivants quand je les ai coupé :O) et les ai mises dans la marmite.  Pendant que tout ça cuit et sue dans la marmite, je me suis occupé de faire des filets de poissons pour qu’on puisse aussi mettre les carcasses de poissons dans ce grand mélange de goûts.

IMG_5820.JPG

Miam miam!

IMG_5823.JPG

En train de faire des filets…

Malheureusement, j’avais un autre rendez-vous de 18h-19h, alors j’ai dû partir avant d’avoir fini tous les filets – Nari (qui n’avait jamais faire des filets) a pris une petite leçon de moi et a essayé de faire ses propres filets.  Puis elle a ajouté de l’eau dans la marmite et la laissé cuire jusqu’à je suis revenu.  Apparemment, le fond de la marmite s’est brûlée un peu, mais ça a en fait donné la soupe un goût de fumé qui n’était pas

Quand je suis rentré à la cuisine à 19h, j’ai fini le reste des filets (car Nari n’y est pas tout à fait arrivé).  Puis on a passé tous les contenus de la marmite au chinois, en pressant la mélange de poissons et légumes pour enlever un maximum de soupe.  J’ai aussi enlevé la peau des filets de poisson.

IMG_5827.JPG

La base de la rouille: de l’ail et du piment.  Nous avons oublié de dégermer l’ail alors la rouille était un peu trop piquant!

Après la filtration longue de la soupe, nous étions presque prêts.  Nari s’est occupée de la rouille (de l’ail, du piment, du lait, de la mie de pain, et des pommes de terre), et moi, j’ai ajouté un peu de safran et les filets de poisson à la soupe pour les cuire tout doucement. Après 5 heures, la bouillabaisse était enfin prête !  J’ai trouvé qu’en fait la bouillabaisse était mieux sans rouille.

Elizabeth a fait la tarte aux pommes avec Nari ; je ne sais pas exactement ce qu’elles ont fait mais la tarte me semble bonne, et les petites roses étaient merveilleuse (personne a pris des photos des roses, malheuresement).

18405543_10213408461432907_347749743_o.jpg

Tarte aux pommes!

Le potluck était génial ! J’étais très heureux d’avoir eu la chance de manger la cuisine des autres groupes et de connaître mes camarades de classe hors d’un environnement académique.  Après un long semestre et avant une période des examens finals dure, j’étais très content d’avoir eu la chance de me détendre un peu.

18378670_10154858845296749_1636495700_o.jpg

Le début de notre potluck magnifique!

 

 

Advertisements

Les Petits Ours Bleu 2: Les Amuses-Bouches!

Pour notre deuxième « repas », les Petits Ours Bleus (et en fait toute la classe !) ont fait des amuse-bouches pour un concours de photographie de la semaine de la francophonie à Brown.  On a décidé d’essayer de faire deux plats, l’un salé et l’autre sucré : des ravioles aux cuisses de canard confites, et des mille-feuilles.

Comme ma spécialité est la cuisine et pas la pâtisserie, j’ai passé la grande majorité de mon temps à faire les ravioles.  Tout était fait à la main à partir de rien.  Pour les ravioles, on a suivi un mélange de quelques recettes (en particulier celle-ci pour les ravioles, et celle-ci pour les cuisses confites) et de mon intuition.

On n’avait pas de cuisses confites, donc on a dû les faire nous-même.  La veille, à ~16h, Nari a, tout d’abord, dégraissé les cuisses (en gardant tout le gras) et les a mises à mariner au frigo pendant 4h avec du sel, du poivre, et de l’ail.

IMG_5438

À 20h, je suis allé chez elle pour commencer la cuisson des cuisses.  Avec la peau qu’on avait, j’ai essayé d’enlever le maximum du gras de canard en le coupant en petit morceaux et les cuire sur un feu doux pendant quelques dizaines de minutes.  En attendant, j’ai désossé les cuisses, et les ai coupées en petits morceaux.

IMG_5437

J’ai essayé de vraiment enlever tout le gras

On a dû improviser un peu car il n’y’avait qu’un tout petit peu de gras de canard (normalement on aura le canard entier mais ce jour-là on n’avait que deux cuisses données par Annie, qui est trop gentille).  On a donc fait un petit « bain » d’huile dans laquelle on a cuit les morceaux de cuisses.  Il était fait avec du gras de canard, de l’huile d’olive, de l’ail en chemise, et d’un mélange d’herbes consistant de thym et de romarin.  Après avoir fait chauffer l’huile, on a mis le canard dans le bain et l’a laissé cuire pendant ~3 heures.

IMG_20170322_205246

Petit bain d’huile

Pendant que les cuisses cuisaient, on a commencé la pâte à raviole. On a multiplié la recette par 3/4 (on n’avait que 2 cuisses), en faisant une pâte à pâte avec ~300g de farine, 3 œufs, et 3cl d’huile d’olive.  Après beaucoup de travail et de force dans les bras, on est arrivé à une pâte trop sèche. On y a donc ajouté un œuf en plus, et de la farine petit à petit.  Après avoir eu une pâte bien homogène et pas trop sèche, on l’a mise au frigo pour la laisser reposer.

IMG_3259.JPG

Il faillait beaucoup travailler la pâte!

En attendant le repos de la pâte, j’ai commencé à faire la sauce demi-glace.  Pour commencer j’ai mis des os des cuisses dans une poêle bien chaud avec un peu de l’huile de notre bain d’huile pour enlever tous les sucres dedans.  Puis j’ai ajouté un peu de carottes, d’oignon, et d’échalote en mirepoix à la casserole pour avoir encore plus de sucre, et enfin j’ai déglacé avec un peu de vin rouge, et j’ai ajouté du fond de veau que Nari et Elizabeth ont acheté à Eastside.

IMG_5448

Le début de notre sauce

À ce moment-là, les cuisses étaient plus ou moins cuites. Pour la farce, j’ai fait suer de l’échalote et de l’oignon ciselé avec les cuisses confites et hachées. Après avoir vu qu’il n’y’aurait pas eu assez de farce, j’ai décidé d’ajouter un peu de carotte, coupée en quarts et émincée très fine, et légèrement poêlée avec le reste de la farce pour lui donner plus de texture, et très essentiellement, plus de volume.

IMG_5445

Elizabeth a étalé la pâte et Nari l’a coupée en petits cercles, et tous ensemble nous avons assemblé nos petits ravioles.  Après 4 minutes de cuisson dans l’eau bouillante et légèrement salée, les ravioles sont prêts.  Avec notre demi-glace, ce n’était pas mal du tout, sauf que la pâte était un peu trop épaisse pour moi (dommage qu’on n’ait pas de machine à pâtes !).

This slideshow requires JavaScript.

J’ai laissé les mille-feuilles aux spécialistes de pâtisseries (Elizabeth et Nari).  Elles ont utilisé cette recette, mais je sais qu’il y avait des problèmes avec sa crème pâtissière au début (c’était trop liquide), et elles ont dû faire une crème plus solide et mélanger les deux.  Les mille-feuilles étaient, à mon avis, absolument magnifiques – je n’arriverai jamais à comprendre comment les pâtissiers font ce qu’ils font !  Peut-être que j’aurais dû étudier la pâtisserie à Paris aussi.

IMG_5457

Globalement, je crois que les deux plats qu’on a fait étaient un grand succès – j’ai noté que nos plats étaient les premiers à disparaître, hé hé (mais aussi que nos plats étaient les plus petits ;)).

 

Les Petits Ours Bleus 1 : Un Repas Lyonnais

Pour le cours de français que je suis actuellement à Brown (FREN 1510c : à Table !) il me faut écrire sur quelques repas (3 en total) que je fais avec mon groupe de cuisine, les petits ours bleus.

Avant de commencer, peut-être ça sera mieux d’expliquer un peu notre nom de groupe. L’explication est assez simple – Nari et moi étions en train de parler des groupes de cuisine après le cours un jour, et nous avons vu le grand ours bleu (et franchement moche) qui est assis sur Lincoln Field.

bru5402_fischer_website2

En le voyant, on a commencé de parler du petit ours bleu dans le bureau d’un des professeurs à Metcalf (juste en face du grand ours), et Nari a été inspirée.  Et donc, les petits ours bleus sont nés.  (Avec le recul, peut-être que ça a aussi un lien avec le Cordon Bleu, où j’ai étudié pendant 6 mois).

Pour notre premier repas, nous avons décidé de faire un repas Lyonnais (des Rhônes-Alpes).  Nous sommes allés chez Nari à 13h dimanche le 12 février pour faire un petit déjeuner dînatoire.

Comme entrée, nous avons fait une salade lyonnaise, un play que Nari a suggéré: de la frisée coupée en quarts, des lardons poêlés, quelques œufs pochés, un quart d’un oignon rouge émincé très fin, des croûtons bien aillés, et une vinaigrette.

La salade était assez simple à faire : avec la frisée, il suffisait de la laver et couper en quarts.  Les lardons avaient besoin d’un peu plus d’attention : on a utilisé une poitrine de porc salée qu’on a taillée en petits lardons qui allait à la poêle.  Les croûtons frottés à l’ail ont été faits avec le gras (une quantité immense) des lardons et du reste de la poitrine.

IMG_5187.JPG

Croûtons avec le gras de porc!

La vinaigrette était une vinaigrette classique et simple mais quand même très bonne – un peu d’oignon rouge ciselé finement, de l’huile d’olive, du vinaigre balsamique, du vinaigre de cidre, du sel, du poivre, et une cuillère à soupe de la moutarde de Dijon pour tout lier.

img_5188

La vinaigrette sur la salade!

Enfin, on a fait des œufs pochés, qui étaient un peu plus compliqués – Minah à essayer (avec peu de succès) d’utiliser la méthode « tourbillon », et moi j’ai juste fait ce que j’ai appris à l’école culinaire (et qui marche très bien pour moi) : faire bouiller de l’eau, ajouter quelques gouttes de vinaigre blanc, et craquer l’œuf directement dans l’eau.

Elizabeth a tout mélangé, et juste comme ça, notre entrée était servie !

La salade était ma partie du repas préférée – elle avait une légèreté et fraicheur avec la combinaison de la frisée, la vinaigrette, et l’oignon; elle avait également quelques explosions de goût avec des lardons, et une douceur venant des œufs pochés.  La seule critique que j’ai, c’est qu’il y avait un peu trop d’oignon : la prochaine fois, je vais soit mettre des oignons émincés à tremper à l’eau avant de les mettre dans la salade, soit en mettre un peu moins.

salade.gif

Miam! Un oeuf bien poché

Notre plat principal était un bœuf en daube à l’orange.  Ne le dis pas à un Lyonnais, mais en fait ce plat me fait penser à un bœuf bourguignon… mais en moins bons ;).  Comme le bœuf bourguignon et, enfin, tous les plats dits « familiaux » français, ce plat a pris du temps.  La veille, je suis venu chez Nari (où on a cuisiné et manger), et on a fait une marinade (des carottes en gros mirepoix, deux oignons jaunes émincés, du sel, du poivre, du thym, et une bouteille de Côtes du Rhône) dans laquelle 1kg de gite à la noix en gros cubes s’est trempé pendant la nuit au frigo.

Le lendemain, après avoir égoutté et épongé toute la viande, on a commencé à faire le reste du plat.  En premier on a pris les couennes (qui était juste la partie gras d’une autre poitrine salée), et le reste de la poitrine, et les fait chauffer dans une grande casserole. Puis, j’ai sué un d’oignon jaune haché dans le gras des couennes et lardons avec deux gousses d’ail, et j’ai mis le bœuf là-dedans.  Après quelques minutes, je l’ai mouillé avec la marinade, mettre du jus et du zeste d’orange, des olives noires, et la laissé réduire d’un tiers.  Après cette réduction, la casserole est allée au four de 150˚ pendant 2h.

IMG_5185.JPG

Du zeste dans la casserole!

Ah oui – j’ai presqu’oublié.  Après 50 minutes au four, j’ai fait une fausse-daubière.  C’est-à-dire que j’ai fait une petite pâte à base de farine et d’eau, et l’a utilisé pour reboucher la casserole.  C’est un peu difficile de décrire… voyez l’image ci-dessous :

IMG_5192.JPG

Le bœuf goûtait très bien, mais car il était trop salé, j’arrivais pas à goûter l’orange du tout.  Le plat était un peu gras aussi.  Après beaucoup de réflexion j’ai conclu qu’il y a trois raisons possibles pour cette salinité excessive :

  • La recette a demandé de la poitrine fumée, mais comme il n’y’en avait pas au supermarché, on a utilisé de la poitrine salée.
  • On a utilisé des olives noires en bouteille et pas fraiches.
  • J’ai juste maljugé le niveau de sel, parce que le plat a beaucoup réduit.

Je crois que c’est une combinaison des trois… j’ai honte quand même :’(.

IMG_5193.JPG

Mai j’ai honte 😦

Heureusement, le plat principal allait très bien avec notre vin, une bouteille de Côtes de Ventoux qui a adoucit le sel du plat de bœuf.

16651460_10154605109131749_484933453_o

(Nous avons, malheureusement, oublié de prendre une photo de la bouteille: ça c’est tout ce qu’on a)

Franchement, je n’ai rien eu à avoir avec la cuisson du gâteau aux noix qui étaient notre dessert – c’était l’excellent travail d’Elizabeth – j’ai juste aidé Nari un peu avec les bandes de sucre glace à la fin. Mais c’était très bon : pas trop sucré comme beaucoup de dessert, et avec un bon goût des noix que j’ai bien apprécié.

IMG_5200.JPG

IMG_5203.JPG

Un grand merci à Minah, notre plongeuse du jour!

En conclusion, notre premier repas était un grand succès . C’était dommage qu’Elizabeth avait un rendez-vous à 16h et donc elle pouvait pas dîner avec le reste des petits ours, mais à la prochaine fois!

La cuisine m’a manqué, et je suis très content d’avoir décidé de reprendre un cours de français après trois ans !

Paris Adventures Ch. 22 – Invalides; Musée de l’Armée

This is going to be a short post with a lot of pictures because honestly it was a long time ago… I’ve just been busy with stuff (as you probably know if you’ve been following my blog).

Anyway, on May 26th, 2014, I decided to do one final Paris adventure (for the time being, at least) and go to Invalides, the Museum of the Army (Arms museum?), which not only contains a lot of information/artifacts from the French military, but is also where the tomb of Napoleon Bonaparte is found.

I didn’t end up going to Giverny due either to the weather or unavailability of my friends, so I decided to come here instead.  I had no idea what to expect but I was pleasantly surprised by the size and variety that the museum had – everything ranging from the middle ages to WWII.

2014-05-26 14.53.33

Outer wall with cannons

2014-05-26 14.55.30 2014-05-26 14.57.09

I got in, waited for a pretty long time in line (about 20 minutes), before I finally got my free ticket to visit the museum!

The first part of the museum that I visited was filled with suits of armor – for kids, for men, for women – and it really made me appreciate how much work and really, artistry, goes into smithing.

Chain Mail - gift to French Royalty

Mail shirt – 17th Century, decorated with silver

Armor for Louis XIV, as a gift from the Republic of Venice

Armor for Louis XIV, as a gift from the Republic of Venice

Japanese Armor, gift

Japanese Armor, gift to France

Armor made for François I and his horse.  Innsbruck, 1539-1540

Armor made for François I and his horse. Innsbruck, 1539-1540

There was also some weaponry in this room – swords and a lot of rifles, which pretty much summed up the rest of the museum, too.

2014-05-26 15.13.18

Sword made for Henry IV, Parisian Work, Near 1600

2014-05-26 15.15.17 2014-05-26 15.14.56

The next room was the same – filled with armor and weapons.

2014-05-26 15.11.40

2014-05-26 15.22.25

Armor G8

2014-05-26 15.22.21

Armor G7, Both suits were made in Milan, in 1510

2014-05-26 15.23.31

Halberds!

2014-05-26 15.26.42

Pistol set

2014-05-26 15.23.13

The next couple of rooms were all showing pretty much the same thing – more weapons, from more regions.

2014-05-26 15.28.14

Middle Eastern Weapons

2014-05-26 15.28.31

2014-05-26 15.29.24

2014-05-26 15.29.45 2014-05-26 15.30.29 2014-05-26 15.31.36 2014-05-26 15.31.20 2014-05-26 15.31.27 2014-05-26 15.32.04 2014-05-26 15.32.55 2014-05-26 15.34.48 2014-05-26 15.33.48

Field Armor and Horse Bard, Egyptian, 1550s

Field Armor and Horse Bard, Egyptian, 1550s

After seeing so many suits of armor and weapons, I decided (probably quite wisely) that instead of going to yet another room full of weapons, I would go and take a look at Napoleon’s tomb.

It was located in a large church-like building, very regal

2014-05-26 15.43.01

2014-05-26 15.43.08

Aerial view of his.. coffin, I guess you’d call it?

 

Close up of the altar

Close up of the altar

Beside the altar there was a set of stairs that led down to the actual entrance to Napoleon’s tomb.

The entrance was farmed by two large statues, holding some religious symbols (I didn’t do too much investigation here) on a cushion.   2014-05-26 15.44.57

Above them was the inscription:

2014-05-26 15.45.24

“I desire that my ashes rest on the shores of the Seine, in the midst of this French people that I loved so much.”

Quite beautiful.

I didn’t really see the point of taking another photo of the coffin, but while I was downstairs I noticed that the ceiling was actually incredibly beautiful as well (I wonder how they got all the way up there to paint that stuff??), so I snapped a quick shot.

2014-05-26 15.47.56

After that, I visited another section of the museum that was concerned with slightly more modern military history (1800s and beyond).

2014-05-26 15.55.53

Restoration Period (1830-1848) Lancer

2014-05-26 15.55.01

Restoration Period (1830-1848) Carabiner

There was another section, on a different floor, that had some large scale videos that described the military tactics used in various battles.   I wasn’t too interested, but I did watch the end of one battle, the Battle of  Fontenoy, May 11th 1745.

2014-05-26 16.09.49

 

And that’s about it!  There were a lot more guns and swords and spears on display, but I didn’t really bother taking more photos of the same stuff over and over again.  After the museum I went to my friend Joe’s house to practice two exam dishes – the rabbit and the veal – and afterwards we Karaoked!  Although personally I’m not a big fan of military history or ancient weaponry, I think that for anyone who is interested in the slightest, this museum is worth a visit.  There’s something quite enchanting about walking through a dark corridor, surrounded by beautiful antique weapons and armor in glass cases, that’s almost soothing.

It’s also a stark reminder of how much money, time, and effort humans have wasted trying to kill each other.

 

Gap Year – Final Thoughts

I can’t believe that my gap year is already over.  I’m sitting at my desk in Shanghai, like I did so many times in highschool, on my laptop, trying to sort out my thoughts in a comprehensible manner.  I’m writing this on a gigantic yellow sticky that covers the entirety of my monitor, trying to sum up the “surprise bonus level,” I guess you could call it, that was my gap year in a comprehensible, concise manner.  I don’t know if I’m succeeding.

I’d say that it seems like only yesterday that I was crossing border control at Charles-de-Gaulle Terminal 2, hoping to God that the immigration officer wouldn’t say anything to me other than a polite “Bonjour” and “Merci” as he checked my documents and let me into France, but honestly, it doesn’t.

Not even a little bit.  In fact, it’s been a long year.  A really, really, long year.  Here’s a brief round-up of what I’ve done the past year:

July-October: CAVILAM Vichy 

October-November: Escapades Paris

November-December: Internship at French Travel Partners in Paris

January-June: Le Cordon Bleu Basic and Intermediate Cuisine in Paris

Which, once you write it out, doesn’t seem like all that much.  Take that list again, though, and add some extra details, and it seems like a bit more.  Here’s the same list with some of the more influential people that I met there.

July-October: CAVILAM Vichy 

Anne-Sophie, Vitor, Oliver, Betty, Hoony, Veronique, JungIm, Esther.

October-November: Escapades Paris

Manuel, Alice, Pascal

November-December: Internship at French Travel Partners in Paris

Cécile, Béatrice, Clara, Eva

January-June: Le Cordon Bleu Basic and Intermediate Cuisine in Paris

Chef Ju, Amine, Davide, Yat, Abi, Houston, Eva, Veronica, Luthfi, Isabel, Carol, Mariajosé, Joe, Michael, Scarlette, Michel

Which all of a sudden amounts to a whole lot more.  But still, not a lot.  Here’s that same list, but with some important lesson(s) that I learned during each time period.

July-October: CAVILAM Vichy 

Anne-Sophie, Vitor, Oliver, Betty, Hoony, Veronique, JungIm, Esther.

  1. As different as everyone’s background is, people can always find things in common.  We were a a teacher, an architect, a master’s student, a lawyer-to-be, and a interpreter to be, but somehow we became friends.
  2. You have to make an effort to meet new people and try new things.  It took me 2, almost 3 miserable, lonely weeks before I learned the first; it took leaving Vichy, living in Paris for 2 months, and realizing how much stuff I could have done there, to learn the second.

October-November: Escapades Paris

Manuel, Alice, Pascal

  1. Proper time management is essential to a productive life– I was sleeping most of my time away, not working on college apps, and playing video games instead of getting to know Paris.

November-December: Internship at French Travel Partners in Paris

Cécile, Béatrice, Clara, Eva

  1. You have to enjoy what you do.  I hated this internship (sorry!), and dreaded going to work every day.  The only things that made it better were two other people that worked there, and the fact that since I had nothing to do, I could spend my time learning HTML/CSS, so I wasn’t wasting all of my time.

January-June: Le Cordon Bleu Basic and Intermediate Cuisine in Paris

Chef Ju, Amine, Davide, Yat, Abi, Houston, Liza, Eva, Veronica, Luthfi, Isabel, Carol, Joe, Michael, Mariajosé, Scarlette, Michel.

  1. Age is just a number.  This is kind of similar to what I learned in Vichy, but it really hit me at LCB Paris.  Almost all of my friends were 5+ years older than I was (all of them were older than I was), but we still got along just fine.  In fact, my best friend in Paris was 13 years older than I am, and my main group of friends were all 25+ years old.
  2. How every city has something beautiful about it – it’s just up to you do find it.  While I went to LCB I decided to start my “Paris Adventures” Series on this blog, which really was just a way to motivate myself to get to know the city that I was spending a gap year in.  I learned not only about the history of the country that I was living in, but also a lot about artwork in general and how the artwork of each period reflected what was happening in the country at the time.  It really makes me wonder how much I’ve missed out on in the cities that I’ve lived in before (HK, Taipei, Shanghai).  I probably know Paris best, out of the cities that I’ve lived in so far.
  3. It’s a tiny world.  It’s been said and said before, but with the internet, the world is smaller than ever before.  I met a girl who graduated from Brown, where I’m headed next year, in 2008, and apparently there’s another girl who’s here and attending the Brown-RISD program next year!  I know someone who went to Brent (many years ago), which is in the same division as SAS, and who knows some of the students that I played sports against.
  4. Goodbyes suck, but they’re not really forever – if you try hard enough you’ll find each other again.  Especially with the internet and planes and trains and cars.

There’s a lot more to the last year – obviously I learned how to speak French fluently, to do a bit of programming, and learned the basics of cooking (a much more complicated than one would think, really) – but I think what I’ve written above does a pretty good job of covering the basics.  Most importantly, though, I think I’ve learned a lot about my flaws (and there are a lot of them).  The main one is that I lack self-discipline, and am therefore inherently lazy.  Sometimes I’m content to just go to the gym in the morning, then stay at home all day and do nothing.  The best way to remedy this, I’ve found, is to create schedules for myself to follow, covering every 15-30 minutes of my day up to a certain point.  The downside of this, though, is that I have to know how long each thing will take, and the success of my scheduling depends on that.  What I’ll probably do is what I did in high school, which is write a to do list on a whiteboard, in order of what to do first/last, and cross stuff out as I go along.

A couple of “thank you”s are in order, too.  To all of the friends I made that made in France over the gap year, for making the last year the amazing experience that it was  (full “thank you” note on my fb profile somewhere).  To the Brown admissions office for deciding to take me after waitlisting me the first (to Panetha especially, for keeping in touch!).  To my true friends, with whom I don’t really even talk to as much as I should, but still flipped sh*ts when they found out I got into Imperial and later, Brown.  To the SAS faculty – Alden, Steele, McElroy, Ida – for writing recs, keeping in contact and being supportive from 2 different continents, and for replying to my emails so quickly (and giving advice!).  To my family.  My mother, for keeping me on track (or at least, trying to), always wanting to know that I was safe, and for all of the visits (some of which, let’s be honest, weren’t all that necessary, but the gesture is much appreciated).  To my dad, for making sure that money wasn’t a problem on the gap year – I know it cost a lot – so that I could really enjoy my time in France without having to worry too much, and also for suddenly inspired speeches and advice.  To my brother, also for giving me good advice for life in general, for yelling at me when I needed it the most, and finding interesting stuff for me to do/look at all the time.

Am I ready for college?  I have no idea.  I’m scared to death that I’ll start school and just be struggling, with no idea how to manage my own time.  I think I’ll be fine, but I have to completely change the mindset I’ve had for the past 12 months.  I’m working on it.  Getting a summer job should help.

LCB Intermediate Exam!

The last 6 months have culminated in this – the final exam.  Surprisingly, I wasn’t as nervous as I was for basic (where, if you’ll remember, I got the poached chicken, which I felt was kind of insulting because it was so easy -.-).  Maybe it’s because I felt more confident in the kitchen after 6 months, maybe it’s because I spent the previous day thinking of and writing down plans for every single recipe in terms of organization, how much time on each item, and the order in which to proceed.

I got the dish that I wanted the most – veal with a duxelle of mushrooms, an asparagus coulis and risotto – so I was pretty happy with that.  I started with the reduction of the béarnaise sauce, then worked my meat into the circles and started my stock with the trimmings.  I then finished my béarnaise sauce, which the chef said was “pas mal,” then continued with the rest of the dish – the duxelle of mushrooms, the mornay sauce (starting with the roux), and the asparagus coulis, which wasn’t really that much work. Following that, I began sweating shallots for the risotto, seared the veal, basted it, and put it into the oven to finish.  While the veal was in the oven started cooking the risotto, took it out to rest, and finished everything. I plated 10 minutes before time was up – no need to hurry.

For me personally, the risotto was a bit too greasy (there was oil leaking out of the rice when I plated it), but everything else was not bad, although I would’ve liked to have more coulis.  I plated 4 servings on a large silver platter with a sauce boat, and it looked a lot better than my basic dish did just because there was more stuff to do, but like in basic, I didn’t bring my phone into the exam, so I didn’t get a photo.

All that being said, though, it doesn’t really matter though – I passed intermediate!

Le Cordon Bleu Intermediate: Pavé de Cabillaud Poêlé, Chou Rouge, Jus à la bière

This was my last practical and honestly, it was a bit disappointing.  The dish itself wasn’t too difficult – we all finished in about 2 hours – but it wasn’t an amazing one.  I oversalted my fish (wayyyy oversalted, because in demo the chef marinated the fish and washed the salt off, but in demo the chef told us not to wash off the salt) and undersalted my cabbage.  We didn’t have veal stock for the jus, so instead i used a touch of Madère and some red wine.  I under-reduced it and it started spilling all over my plate.

The posts are going to be lacking (actually, they have been lacking) this week – my final exam is on Saturday, and it’s my second last week in Paris…

Pavé de Cabillaud Poêlé, Chou Rouge à la Flamande, Jus à la bière en vinaigrette

Pavé de Cabillaud Poêlé, Chou Rouge à la Flamande, Jus à la bière en vinaigrette

Blehh

Paris Adventures Pt. 21 – Dinner at Michael’s

Dat title (get the HIMYM reference?).

Anyway.  I didn’t have much planned for this day, so I decided to go and help out my friends Michael and Joe prepare food for dinner at Michael’s!

He had a lot of stuff on the menu – so he had quite a lot of stuff to do.

Michael and Joe hard at work!

Michael and Joe hard at work!

The boys (me included) at work! – photocred: Veronica

The boys (me included) at work!  My arm looks weird here. – photocred: Veronica

He had a chicken stock already cooking when I got there, so we got started on making the clarification for the stock.  Cue lots of chopping action and mashing action – we used onions, leeks, chicken, egg whites (and I think that’s about it).  Put it into the cooled stock and brought it up slowly in temperature and clarified.  Putting techniques learned at school to good use!

We used the consommé to cook “wontons” (which I wrapped!).  It was pretty simple, literally just shrimp in wonton skin, cut with a wrapper.

Before cooking (my handiwork!)

Before cooking (my handiwork!)

After a quick poaching and plating:

Plating

Plating

2014-05-18 21.01.51

 

This was actually a really good, simple recipe – we didn’t even need to salt the wontons but they were full of flavor.  Clearly, my opinion is biased though, because I played a huge role in this dish 🙂

We also peeled some asparagus (not very well, mind you), for the entrée (starter) dish, which was asparagus cooked à l’anglaise with a modified Sauce Maltaise (Sauce Hollandaise with Blood Orange instead of Lemon… except we didn’t use blood oranges, just regular orange juice).

Asperges cuits à l'anglaise, Sauce Maltaise

Asperges cuits à l’anglaise, Sauce Maltaise

The next course was a protein!  I played no part in the making of this dish, actually – he had woken up earlier that morning and starting cooking the pork at a friend’s oven because his was too small/not good enough.

2014-05-18 21.42.38 2014-05-18 21.48.38

This was really good.  Super greasy.  Super crunchy. Therefore, super good.  One piece was regular unsalted pork belly, the other was demi-sel.  Very different textures, but both were delicious.

We had two proteins for dinner: Pork belly and steak, cooked a perfect medium-rare (thanks to Michel!)

Tenderloin steak with sweetbreads

Tenderloin steak with sweetbreads

The sweetbreads weren’t as good as I thought they would be, but it’s probably more a matter of us not knowing how to properly cook it than anything.

There was also a seafood pasta planned, but by this point everyone was pretty full, so we just jumped to dessert – panna cotta, served with a balsamic glaze.  It was delicious but there was a bit too much rosemary.

The night of course, wasn’t all just about food – we sampled a lot of different wines, and in order to air out the wine more quickly we used a china cap sieve and a decanter (I use the term decanter loosely – you’ll see why)

The best decanter in ever – actually worked

The best decanter in ever – actually worked

Overall, a day well spent.  Can’t believe my time in Paris is almost up..

Le Cordon Bleu Intermediate: Filet de Veau cuit Rosé, un Risotto crémeux et duxelles de champignons, sauce asperges

This is an exam dish!  It was surprisingly easy  – I finished in 2 hours (could have been even faster) – although I did make a couple of mistakes.  My asparagus coulis wasn’t blended smoothly enough, so it was very hard to plate (I actually messed up the plating… pretty evidently).  The doneness of the meat was perfectly rosé, which I think was the most important part.  The risotto was slightly undercooked, although the flavors were rich.  Apparently, before serving, you need to mix it in with a little bit of stock to make it creamier.  Oh, I also turned a mushroom for fun – I cooked it with water, butter, sugar, and salt, and it tasted incredible, actually.

Filet de Veau cuit Rosé, un Risotto crémeux et duxelles de champignons, sauce asperges

Filet de Veau cuit Rosé, un Risotto crémeux et duxelles de champignons, sauce asperges

Gross plating – check out my asparagus guacamole!!! :/  Also, I peeled a bit too much so the coulis wasn’t as green as I’d have liked.

Le Cordon Bleu Intermediate: Bar en Croûte de Gros sel de Mer, Tarte de légumes/Sea bass in a salt crust, vegetable tart

This dish was pretty funny.  Everything actually went pretty well – the vegetable tart had a bit too much filing, but tasted good,  the beurre blanc had a bit too much butter (too thick, although the taste was great), but the doneness of the fish was perfect… besides the fact that somehow my oven managed to completely burn the salt crust… I’m still not sure how it happened.

 

Bar en Croûte de Gros sel de Mer

Bar en Croûte de Gros sel de Mer

Tarte de légumes aux saveurs Provençales

Tarte de légumes aux saveurs Provençales

That’s about it.  My protip for this recipe – if you have friends, work together.  It’s much faster that way  (no need to mix all the crust separately, for example.  Also.  Make sure your oven functions normally. 😉